Dent incluse canine traitement | Guide complet

18 septembre 2026
Temps de lecture : 13 minutes

La canine est une dent clé de l’arcade dentaire : elle joue un rôle essentiel dans la mastication, le guidage de la mâchoire et l’esthétique du sourire. Chez certains adolescents, cette dent ne parvient pas à faire son éruption normalement et reste bloquée dans l’os de la mâchoire : on parle alors de canine incluse. Un dent incluse canine traitement adapté permet de restaurer ces fonctions et de préserver l’équilibre du sourire.

Ce phénomène est plus fréquent qu’on ne le pense et nécessite une prise en charge adaptée pour éviter des complications parfois irréversibles. Le dent incluse canine traitement repose aujourd’hui sur des protocoles bien établis, combinant imagerie précise, collaboration entre praticiens et suivi orthodontique rigoureux.

Dent incluse canine traitement | Guide complet

Temps de lecture : ~8 min

  1. Qu’est-ce qu’une canine incluse et comment se manifeste-t-elle chez l’adolescent ?
  2. Comment diagnostique-t-on une canine incluse ?
  3. Les options de traitement d’une canine incluse
  4. Le dent incluse canine traitement de référence : la désinclusion chirurgico-orthodontique
  5. Canine incluse extraction ou traction : comment choisir ?
  6. Quels sont les risques si une canine incluse n’est pas traitée ?
  7. Suivi après le traitement : la contention
  8. Aller plus loin avec le traitement de la canine incluse
  9. Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une canine incluse et comment se manifeste-t-elle chez l’adolescent ?

Une dent incluse est une dent qui reste prisonnière dans l’os ou les tissus mous et ne communique pas avec la cavité buccale. La canine maxillaire est l’une des dents les plus fréquemment touchées par ce phénomène, juste après les dents de sagesse. Elle peut être bloquée en position palatine, du côté du palais, ou en position vestibulaire, du côté de la joue. La forme palatine est la plus courante et souvent la plus délicate à traiter.

Chez l’adolescent, la canine permanente devrait normalement faire son éruption entre 11 et 13 ans. Lorsqu’elle n’apparaît pas à ce stade, ou lorsque la canine de lait persiste bien au-delà de cet âge, c’est un signal d’alerte à ne pas ignorer. Une prise en charge orthodontique avant 16 ans permet souvent d’agir avant que la situation ne se complique. La canine incluse sans éruption ne provoque pas toujours de douleur, ce qui explique pourquoi elle est parfois découverte tardivement, lors d’un bilan radiologique de routine.

Parmi les canine incluse symptômes possibles, on peut observer :

  • une bosse sur le palais ou la gencive
  • une asymétrie du sourire
  • l’absence visible de la canine dans l’arcade
  • la persistance prolongée de la dent de lait correspondante

Dans certains cas, aucun signe extérieur n’est perceptible, et seule une radiographie permet de poser le diagnostic.

Comment diagnostique-t-on une canine incluse ?

Le diagnostic repose sur une combinaison d’examen clinique et d’imagerie, réalisée lors d’un bilan orthodontique complet. La radiographie panoramique est généralement le premier examen réalisé : elle permet de visualiser la position globale de la canine dans l’os. Toutefois, elle ne donne qu’une image en deux dimensions, ce qui peut être insuffisant pour planifier précisément le traitement.

Dent incluse canine traitement | Guide complet

Le canine incluse diagnostic radiologique complet fait appel au CBCT, ou Cone Beam Computed Tomography. Cet examen de scanner 3D dentaire offre une vision précise de la position exacte de la canine, de son rapport avec les racines des dents adjacentes, notamment l’incisive latérale maxillaire, et de l’os environnant. Il permet également de détecter d’éventuelles résorptions radiculaires déjà en cours ou la présence d’un kyste folliculaire autour du follicule dentaire. Ces informations sont indispensables pour choisir la meilleure stratégie thérapeutique.

Bon à savoir : le CBCT n’est pas systématiquement prescrit pour toutes les canines incluses. Il est recommandé lorsque la radiographie panoramique ne suffit pas à déterminer précisément la position de la dent ou à évaluer les risques pour les dents voisines.

Les options de traitement d’une canine incluse

Les principales options de traitement

La Société Française de Stomatologie, Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie Orale distingue quatre grandes options thérapeutiques pour traiter une canine incluse. Le choix dépend de la position de la dent, de l’âge du patient, de l’état des dents voisines et de la faisabilité clinique.

Le tableau ci-dessous résume les principales options et leurs indications :

Options thérapeutiques pour une canine incluse
Option thérapeutique Principe Indications principales
Désinclusion chirurgico-orthodontique Dégagement chirurgical puis traction orthodontique progressive vers l’arcade Traitement de référence dans la majorité des cas
Autotransplantation dentaire Déplacement chirurgical de la canine vers une alvéole préparée sur l’arcade Canine très mal positionnée, trajet défavorable pour la traction
Extraction de la canine incluse Ablation chirurgicale de la dent incluse Ankylose avérée, risque pour les dents adjacentes, impossibilité de traction
Abstention avec surveillance Suivi radiologique régulier sans intervention active Cas peu symptomatiques, patients âgés, risque opératoire élevé

L’interception orthodontique chez les plus jeunes

L’interception orthodontique est également possible chez les plus jeunes, en denture mixte, lorsque la canine n’est pas encore complètement incluse. L’extraction précoce de la canine de lait persistante peut parfois suffire à corriger le trajet d’éruption de la canine permanente et à permettre son éruption spontanée, à condition d’agir au bon moment.

Le dent incluse canine traitement de référence : la désinclusion chirurgico-orthodontique

La traction orthodontique canine incluse, associée à un dégagement chirurgical canine incluse, constitue le traitement de choix dans la grande majorité des situations. Elle se déroule en trois phases successives qui nécessitent une coordination étroite entre l’orthodontiste et le chirurgien maxillo-facial ou le chirurgien oral.

Phase 1 : la préparation orthodontique

Avant toute intervention chirurgicale, il est indispensable de créer ou de maintenir un espace suffisant sur l’arcade pour accueillir la canine. Cette phase peut impliquer la pose d’un arc multi-attaches, l’utilisation d’une barre transpalatine, ou parfois l’extraction d’une prémolaire pour libérer de la place. L’objectif est également de stabiliser l’arcade afin qu’elle puisse supporter les forces de traction sans se déformer. Cette étape dure en général plusieurs mois.

Phase 2 : le dégagement chirurgical de la canine

Lorsque l’espace est prêt, le chirurgien procède au dégagement chirurgical canine incluse. L’intervention consiste à inciser la gencive et à retirer délicatement une petite quantité d’os recouvrant la couronne de la canine, afin de l’exposer. Un bouton orthodontique, aussi appelé attache collée, est ensuite fixé directement sur la couronne de la dent. Ce bouton servira de point d’accroche pour la traction. L’intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, parfois sous sédation selon le cas.

Phase 3 : la traction orthodontique progressive

Après la cicatrisation, une chaîne élastomérique ou un élastique est relié au bouton collé sur la canine et à l’arc orthodontique. Une force légère et continue, estimée entre 30 et 50 grammes, est exercée pour guider progressivement la canine vers sa position sur l’arcade. La traction se fait généralement en deux temps : d’abord un déplacement vertical pour faire émerger la dent dans la cavité buccale, puis un déplacement horizontal pour l’aligner correctement entre ses voisines. Des mini-vis d’ancrage peuvent être utilisées pour renforcer l’ancrage orthodontique si nécessaire.

La canine incluse durée traitement varie selon la complexité du cas. La phase de traction seule dure entre 6 et 18 mois. Le traitement global, incluant la préparation et la finition orthodontique, s’étend généralement sur 2 à 3 ans.

À retenir : la traction d’une canine incluse n’est pas douloureuse en elle-même. Des gênes légères peuvent apparaître après chaque activation de l’appareil ou dans les jours suivant l’intervention chirurgicale, mais elles sont gérées efficacement avec des antalgiques classiques.

Canine incluse extraction ou traction : comment choisir ?

La question de la canine incluse extraction ou traction se pose lorsque la situation anatomique est défavorable. Plusieurs critères orientent la décision : le degré d’inclinaison de la canine, sa hauteur dans l’os, la proximité avec les racines des dents voisines, et l’éventuelle présence d’une ankylose dentaire. Une dent ankylosée, c’est-à-dire fusionnée avec l’os, ne répond pas à la traction et doit être extraite.

dent incluse canine traitement

Lorsque l’extraction est décidée, elle est suivie d’une réflexion sur le remplacement de la dent manquante, qui peut impliquer la fermeture orthodontique de l’espace, la pose d’un implant dentaire après la fin de la croissance, ou une solution prothétique adaptée.

Quels sont les risques si une canine incluse n’est pas traitée ?

Complications possibles d’une canine incluse non traitée

L’absence de traitement d’une canine palatine incluse ou d’une canine maxillaire incluse expose à des complications sérieuses. La résorption radiculaire des dents voisines, en particulier de l’incisive latérale maxillaire, est l’une des conséquences les plus redoutées. Elle peut progresser silencieusement et compromettre la conservation des dents adjacentes. La formation d’un kyste folliculaire autour du follicule dentaire est également possible, pouvant entraîner une destruction osseuse locale. Enfin, une malocclusion peut s’installer progressivement, rendant le traitement ultérieur plus complexe.

Plus la canine incluse est détectée et prise en charge tôt, plus les chances de succès sont élevées : l’âge du patient influence directement le pronostic de la traction. Chez l’adolescent, l’os est encore en formation et la dent plus facile à mobiliser. La désinclusion canine adolescent bénéficie donc d’un pronostic généralement favorable lorsque le diagnostic est posé avant 14 ou 15 ans.

Suivi après le traitement : la contention

Une fois la canine correctement positionnée sur l’arcade, le traitement orthodontique se termine par une phase de contention. Cette étape est indispensable pour stabiliser le résultat obtenu et éviter toute récidive. Elle peut prendre la forme d’une contention fixe collée derrière les dents ou d’une gouttière de contention amovible à porter la nuit. Pour en savoir plus sur cette phase essentielle, vous pouvez consulter la page dédiée à la contention orthodontique.

Dent incluse canine traitement | Guide complet

Si votre enfant ou adolescent présente une canine qui n’a pas encore fait son éruption, ou si vous souhaitez un bilan orthodontique complet, le cabinet du Docteur Olivier Guedj vous accueille à Paris, dans les 11e, 12e et 20e arrondissements. Vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne pour un bilan initial.

Aller plus loin avec le traitement de la canine incluse

La canine incluse est une situation clinique fréquente chez l’adolescent, mais qui ne doit pas être banalisée. Grâce à un diagnostic précoce, notamment par radiographie panoramique ou par CBCT, et à une prise en charge chirurgico-orthodontique bien coordonnée, il est possible dans la grande majorité des cas de remettre la dent en place sur l’arcade et de préserver l’intégrité du sourire sur le long terme.

L’âge de l’adolescence représente une fenêtre thérapeutique favorable qu’il est important de ne pas laisser passer.

FAQ

Quelle est la différence entre une canine en position palatine et une canine en position vestibulaire ?

Une canine en position palatine est bloquée du côté du palais, à l’intérieur de l’arcade. Une canine en position vestibulaire est bloquée du côté de la joue, à l’extérieur de l’arcade. La position palatine est la plus fréquente et présente souvent un risque plus élevé de résorption des racines des incisives voisines. L’abord chirurgical et la technique de traction diffèrent selon la position de la dent.

Peut-on traiter une canine incluse avec des gouttières transparentes ?

Les gouttières transparentes peuvent participer à la création d’espace sur l’arcade et à l’alignement des dents une fois la canine dégagée. Cependant, la phase de traction proprement dite nécessite généralement des attaches et des dispositifs complémentaires fixés directement sur la canine. Le recours aux aligneurs seuls n’est pas suffisant pour traiter une canine incluse dans la majorité des cas.

L’intervention chirurgicale de dégagement d’une canine incluse est-elle réalisée sous anesthésie générale ?

Dans la grande majorité des cas, le dégagement chirurgical d’une canine incluse est réalisé sous anesthésie locale, en cabinet ou en consultation externe. Une sédation consciente ou une anesthésie générale peut être envisagée dans certaines situations particulières, notamment pour les patients très anxieux ou lorsque la complexité du cas le justifie.

Qu’est-ce que l’autotransplantation d’une canine incluse ?

L’autotransplantation consiste à déplacer chirurgicalement la canine incluse depuis sa position dans l’os vers une alvéole préparée à l’emplacement souhaité sur l’arcade. Cette technique est envisagée lorsque la traction orthodontique classique n’est pas réalisable, notamment en raison d’une position très défavorable de la canine. Elle nécessite un suivi orthodontique post-opératoire pour l’alignement final de la dent.

Comment savoir si la canine de lait de mon enfant est restée trop longtemps en place ?

En règle générale, la canine de lait tombe entre 10 et 12 ans pour laisser la place à la canine permanente. Si la canine de lait est toujours présente après 13 ans sans signe d’éruption de la canine permanente, il est recommandé de consulter pour réaliser un bilan radiologique. Une canine de lait persistante est souvent le premier signe d’une canine permanente bloquée.

Le traitement d’une canine incluse est-il pris en charge par l’Assurance Maladie ?

La prise en charge dépend de l’âge du patient et du type de traitement. En France, les traitements orthodontiques chez les moins de 16 ans bénéficient d’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie sous certaines conditions. L’acte chirurgical de dégagement peut également faire l’objet d’un remboursement selon la nomenclature en vigueur. Il est conseillé de se renseigner directement auprès du cabinet et de votre mutuelle pour connaître les modalités précises.

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